entete kililana song

L’hiver se rapproche et sur k.bd nous avons besoin de chaleur pour travailler. Alors pour cela nous avons organisé un voyage mensuel vers le plus vieux continent du monde : L’Afrique. Carrefour de tous les possibles, maelström de couleurs et de dialectes, l’Afrique est l’une des plus fascinantes énigmes sur terre. Formé de plusieurs peuples, enorgueilli de cultures multiples, regorgeant de richesses naturelles, le continent africain suscite tant de questions… Découvrez avec nous ses paysages magnifiques, ses diversités culturelles et ses clichés sidérants de beauté et de complexité. Autant d’expériences dans un voyage en deux parties. L’invitation commence avec la lecture de Kililana song par Benjamin Flao aux éditions Futuropolis.

Et sur ce récit de Kililana song, première partie, Benjamin Flao (de son vrai nom, Flahaut) nous transporte en Afrique de l’Est, au détour de l’Érythrée et du Kenya. Il est au dessin et également à l’écrit pour sa première fois. Après avoir illustré les deux scénarios de Christophe Dabitch, La Ligne de fuite (2007) et Mauvais Garçons (2009), Benjamin Flao, originaire de Nantes, est amateur de périples autour du monde. En bon capitaine passionné de grands espaces et de liberté, il nous immerge ici dans un univers type carnet de voyage élaboré, emprunt de maturité.

Sous la forme d’une fiction ce premier volet se déroule dans la chaleur envoûtante d’un archipel du Kenya. Et c’est au détour des petites rues de la ville portuaire de Lamu que nous allons suivre Naïm, ce jeune garçon de 11 ans, orphelin, élevé par sa douce tantine. Dans une perpétuelle course et poussé par sa curiosité, Naïm va tenter habilement d’éviter son grand frère pour ne pas se retrouver sur les bancs de l’école coranique, préférant la compagnie d’un vieil homme lui contant les fameuses légendes africaines. Autour du garçon apparaissent de nombreux autres personnages tous acteurs du récit : un marin ivrogne fort en gueule, de riches français en quête d’investissement, une prostituée, un trafiquant de drogue, et un chaman gardien d’un immense arbre sacré. Autant de portraits quelque peu stéréotypés mais surtout servis par un décor fabuleux. On se retrouve embarqué pour une étrange aventure, une balade initiatique : Kililana song.

Personnellement, j’ajoute : « C’est une véritable balade en ballade dans ce premier volume orchestré avec légèreté et volupté par Benjamin Flao afin de visiter et d’écouter au mieux Kililana song. »
Avec sa plume, Choco précise ceci : « A travers le destin de ces personnages, Benjamin Flao nous envoie dans un autre univers où le temps s’apprivoise et où la modernité n’a pas encore tout défloré. »
Pour Badelel : « Il insuffle à ces Africains d’aujourd’hui et aux villes dans lesquelles ils habitent une âme, une vie, une chaleur. » Elle complète : « L’auteur nous rapproche de ses protagonistes et nous fait ressentir le climat africain. »
Champi explique ainsi : « Kililana song est une chronique vivante et juste de la vie telle que nous pouvons l’imaginer aujourd’hui dans bon nombre de pays d’Afrique noire. »
Et si pour David D. : « Il manque un peu de profondeur en matière de récit à son goût ». Il fait remarquer toutefois que : « Cette atmosphère permet au lecteur de pénétrer immédiatement dans le récit et de s’y sentir bien. »
Lunch nous fait découvrir que « Benjamin Flao aborde le Kenya comme il n’en a jamais été question. On ressent une incroyable force dans la narration et une poignante véracité dans ses propos. »

Force est de constater que dans nos avis, la corde de la sensibilité est touchée différemment suivant que l’on s’attarde sur l’ancien perdu dans ses pensées, sur le jeune Naïm et sa vivacité, sur les gentils colonisateurs, sur les croyances et les religions du pays, ou encore sur les paysages exotiques, voire juste sur cet immense arbre mythique. Une des déterminations dans ce récit est de montrer tous les aspects du décor, ce côté à la fois riche et pauvre que l’on connaît de l’Afrique. Il en devient alors un véritable roman d’apprentissage.

Bref, comme l’avance David F. : « Une vitalité toute particulière est palpable à chaque page. »
Pour Zaelle : « Ce premier tome se déroule au rythme lent de la vie des personnages. Un quotidien fait de débrouille et de soleil, de rencontres et de discussions. »

Mais je ne vais pas terminer sans vous parler du trait de l’auteur. Benjamin Flao se fait surnommer par son oncle, le peintre Gildas Flahaut : « l’homme-crayon », et ce n’est pas dénué de sens. Dans son Kililana song, il va naviguer entre de grandes illustrations en pleine ou double page, des cases très travaillées, fouillées et de longs passages muets très évocateurs, le tout enrobé par de magnifiques aquarelles. Autant de sensations réunies où les couleurs sont agglutinées avec de l’eau gommée ; le choix idéal pour ressentir ce coin d’Afrique en croquis.

Chez Mo’, on retient que : « Servi par un graphisme de toute beauté, ce récit nous fait voyager au-delà de nos propres frontières… Le trait de l’auteur est libre, à l’instar de son jeune héros. »
Yvan poursuit : « Ce trait proche du crayonné, littéralement sublimé par une mise en couleur directe chaude et chatoyante, contribue à immerger le lecteur dans cette délicieuse ambiance africaine. »

Vous l’avez compris, nous avons tous été conquis par cette atmosphère  » Africa Unite  » de Benjamin Flao.
Écoutez, je crois qu’il s’agit bien là d’un livre à profiter, un livre pour rêver. J’oublie presque que le plaisir est à décupler puisque nous attendons la deuxième partie !
Je termine simplement en précisant : « Et le gagnant du Prix Ouest France/Quai des Bulles 2012 est Kililana song, de Benjamin Flao !! »

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  1. […] (BERNARD), 10/2003, Seuil. Kenya (LEO), 10/2001, Dargaud. Kid Congo (LOUSTAL), 11/1997, Casterman. Kililana song (FLAO) > LECTURE MENSUELLE, 03/2012, Futuropolis. Là-bas (TRONCHET / SIBRAN), 09/2003, Dupuis. […]

  2. […] Ghostopolis 21. Herakles T1 22. Héros, Le 23. Il était une fois en France T6 24. Industriel 25. Kililana song T1 26. Krazy Kat T1 27. Léger bruit dans le moteur, Un 28. Loup des mers, Le 29. Patience du tigre, […]

  3. […] l’avis à plusieurs mains de K.BD […]

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