nocturno

Lunch : « Il y a du rythme, il y a une ambiance un peu oppressante, un graphisme soigné et agréable… mais je trouve qu’il manque un petit quelque chose. »

Badelel : « Une histoire et un graphisme qui vous scotchent à votre chaise. »

PaKa : « Un déferlement frontal et violent, mais ô combien puissant et prenant ! »

Champi : « Toujours aussi inclassable, le trait de Tony Sandoval navigue entre nuit de graphite et vagues bien léchées. »

Livr0ns-n0us : « Mystère, poésie, ésotérisme : le diptyque de Tony Sandoval n’a pas fini de surprendre et de fasciner. »

Seck est un adolescent solitaire et renfermé depuis le décès de ses parents. Placé chez un oncle violent et froid, subissant les perpétuelles persécutions de son cousin, il décide de prendre la route et de retrouver son ami d’enfance lorsque le squelette de son père lui apparaît en rêve et l’enjoint à s’évader.

A quelque distance, une féroce compétition musicale s’apprête à commencer. Rojo, le leader du groupe de métal Kraneus, se rappelle avec nostalgie le temps où lui et son meilleur ami formaient un duo explosif. Il n’a jamais retrouvé de chanteur aussi talentueux que Seck… Sa surprise n’a donc d’égale que sa joie lorsque celui-ci frappe à sa porte. Après des retrouvailles chaleureuses, Rojo lui propose d’intégrer son groupe et de participer au concours de musique. Le succès est immédiat : la foule est complètement envoûtée par le magnétisme de Seck, et Kraneus se place rapidement en tête de la compétition. Seck fait alors la rencontre de la belle Karen, jeune journaliste musicale dépêchée pour l’événement ; entre eux, c’est le coup de foudre immédiat. La gloire, la fille… la réussite de Seck n’est pas sans provoquer des jalousies, et bientôt tout bascule… Entre rêve et réalité, Nocturno est le récit initiatique d’un jeune garçon au destin tragique, « celui qui marche avec les morts ».

« Fascinant » est sans doute le terme qui revient le plus dans les chroniques des K.BDiens qui saluent unanimement le talent de conteur et surtout d’illustrateur de Tony Sandoval. Tous ont été séduits et envoûtés par ce diptyque trouble aux illustrations changeantes qui fourmillent de symboles et qui attirent immanquablement le regard, comme le souligne Lunch : « en l’ouvrant, il y a le graphisme, les traits changeants, les couleurs. On a envie de le lire et de découvrir ce que l’histoire cache. ». Même constat pour Badelel, qui a « craqué sur le dessin, sur le format, sur la qualité du papier, sur les différents graphismes qu’on peut y trouver en feuilletant simplement le livre. »

Cette œuvre de jeunesse, sombre et tourmentée, réunit les thèmes de prédilection de Tony Sandoval et préfigure l’ensemble de sa production future « avec une approche infiniment plus brute et directe » précise PaKa. Amis lecteurs, préparez-vous, la lecture de Nocturno n’est pas de tout repos ! Pour Lunch, c’est même « une véritable œuvre psychologique, qui […] dresse le portrait d’un schizophrène ». Mort, adolescence, amour, destin, cruauté : tous les ingrédients sont rassemblés dans une histoire à la fois charismatique et malsaine qui ne laisse pas indifférent. Champi remarque que « dès la couverture, tout est dit : la nuit, la lune, la mer déchaînée, les monstres des abysses, le vent, l’amour. »

Si je me « laisse complètement emporter par cette histoire torturée », c’est en grande partie grâce à la puissance des illustrations. Champi souligne l’adéquation entre le texte et le dessin, qui bascule en même temps que le destin de Seck. PaKa et moi-même n’en finissons pas de louer l’impressionnante maîtrise graphique de Tony Sandoval, qui semble à l’aise avec toutes les techniques et surprend à chaque page : « hachures frénétiques au crayon à papier, extrême finesse de l’encre de Chine, ou vaporescence des aquarelles… [on] passe sans crier gare du noir et blanc le plus sombre aux couleurs les plus vives ! » (PaKa).

Seul Lunch semble avoir été un peu déçu par le second opus. S’il a toujours autant apprécié le trait et la couleur ; il « [s]’attendai[t] à un bouquet final un peu plus noir. » C’est en revanche le carton plein pour les autres lecteurs qui ont refermé Nocturno avec l’impression d’avoir vécu quelque chose de différent. « Si je dois définir cette BD en un mot, c’est « puissant » », précise Badelel. A ma première lecture en 2009, j’avais résumé ma lecture en ces quelques mots : « Une BD onirique, peuplée de mythes et symboles ; des dessins magnifiques et des couleurs époustouflantes : foncez ! » Il vous en faut plus pour vous convaincre ?

Livr0ns-n0us

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  1. mokamilla dit :

    J’aime beaucoup ce que fait Sandoval… Je vais regarder ça de plus près.

    • Lunch dit :

      Personnellement je conseille fortement Le cadavre et le Sofa ainsi que Les bêtises de Xénophixérox, deux livre fondamentalement différents dans le fond comme dans la forme mais que j’ai beaucoup aimé.

    • Badelel dit :

      Le cadavre et le sofa est également mon chouchou parmi les Sandoval

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