age bronze

Qui n’a pas, au cours de sa jeunesse (le plus souvent aux portes de l’adolescence, d’ailleurs), été captivé par la mythologie grecque ou égyptienne ? Je fais partie de ceux qui, sans doute bien nourris par Ulysse 31, s’accaparaient le dictionnaire de la mythologie dès qu’ils mettaient un pied dans le CDI du collège.
La parution de L’Âge de Bronze chez Akiléos (encore et toujours dans le cadre de notre thème de septembre sur K-BD) en 2004 avait de nouveau fait frétiller la mythophilie tapie au fond de moi.

Le reste de l’équipe de K-BD n’est pas en reste, car ce sont au final cinq expertes paires d’yeux qui ont décortiqué pour vous le dense tome 1 réalisé par Eric SHANOWER.

Cinq paires d’yeux unanimes (Si ! Si !) pour acclamer le titanesque travail de recherches et d’adaptation entrepris par l’auteur : plusieurs années consacrées à lire les multiples versions du récit légendaire de La Guerre de Troie et à essayer d’en restituer une vision aussi proche que possible de la réalité.
Premier constat : SHANOWER a pris le parti de ne pas représenter les dieux (à l’opposé de HOMERE qui, dans l’Iliade, les fait intervenir à tout bout de champ). Pour Yvan, cette mise de côté donne au récit « un caractère très humain ». Pour Lunch, cela en donne « une vision plus contemporaine », qui «  ne bouleverse en rien le mythe tel qu’il a traversé les âges », souligne toutefois Badelel à juste titre. Alors qu’Edouard COUR a dépoussiéré le demi-dieu avec son Héraklès, SHANOWER ne sort pas des sentiers battus, se voulant « le plus fidèle possible à l’histoire du récit », comme l’indique Livr0ns-n0us qui a bien lu la riche postface.

D’une œuvre aussi dense (complétée au fil du temps par ses auteurs successifs) ne pouvait naître qu’une bande dessinée complexe : comment en effet restituer simplement l’enchaînement des événements qui firent de Pâris, jeune pâtre sans histoire, et d’Hélène, femme de Ménélas, roi de Sparte, les déclencheurs d’une guerre sans fin entre les hommes et entre les dieux ? Agamemnon, Priam, Ulysse, Palomède, Achille, Patrocle : les grands noms ne manquent pas qui, d’un côté comme de l’autre de la mer Egée (tiens, encore un grand nom !), rassemblent leurs forces et leurs bateaux pour un face à face qui constitue le point d’orgue d’années de tensions politiques et économiques.
Badelel a souligné l’effet vertigineux de ce récit aux mille protagonistes et histoires mêlées. Yvan l’a trouvé malgré tout fluide, Lunch cohérent et doux, alors que Livr0ns-n0us n’a su s’y passionner. J’avoue avoir pour ma part à plusieurs reprises navigué entre la carte qui ouvre l’ouvrage et l’arbre généalogique qui le referme : c’est l’écueil quand on vise à l’exhaustivité.

Graphiquement, la « netteté et le trait d’une précision chirurgicale » ont frappé Livr0ns-n0us au premier regard : « un graphisme noir et blanc qui sied parfaitement à ce récit qui se déroule dans la Grèce antique »  (Yvan), « un trait juste, fin et riche en détails » (Lunch), un style un peu trop classique d’où finit par se dégager une certaine raideur (Champi).
Tous (nos cinq paires d’yeux vigilantes, souvenez-vous !) avons salué à juste titre la précision des restitutions : décors, vêtements, objets du quotidiens, profils (ah ah, facile, celle-là !) contribuent, par leur haut degré de réalisme, à conférer au récit la crédibilité à laquelle l’auteur aspire.

Alors, avons-nous tous fini accros ?
À la mythologie et à nos souvenirs de jeunesse : oui ! Nous avons tous ressenti, une fois ce tome refermé, l’envie de retrouver d’autres héros mythologiques de notre enfance.
À l’Âge de Bronze ? Les avis sont déjà plus partagés : Yvan, fan du didactisme de l’œuvre, en redemande, Lunch ne tarit par d’éloges, Badelel veut en lire la suite, mais Livr0ns-n0us n’ira pas plus loin. Pour ma part, malgré la pléthore de personnages (et qu’est-ce qui ressemble plus à un brun barbu qu’un autre brun barbu ? Je parle en connaissance de cause !!), je continuerai l’aventure aux côtés des guerriers achéens.
À votre tour de vous faire un avis, et de profiter de l’extraordinaire travail effectué par Eric SHANOWER.

Ils l’ont dit :
Badelel : « On en sort avec tout simplement l’envie de connaître la suite et de se replonger dans les univers légendaires de l’Antiquité grecque. »
Champi : « La Guerre de Troie a bien eu lieu, tout au moins entre les pages d’Eric SHANOWER, et retrouver ces grandes figures qui bercent notre imaginaire depuis des millénaires est un vrai bain de jouvence. »
Livr0ns-n0us : « Pas convaincue… Ou plutôt, impressionnée par la qualité (tant graphique que scénaristique) de ce premier opus, qui peine cependant à me séduire… »
Lunch : « Y’a pas à dire, c’est bien plus facile et agréable à lire (pour un non-initié de l’idiome grec entendons-nous bien) que L’Iliade. »
Yvan : « Plus de 200 pages très prenantes et d’une grande valeur didactique pour seulement 20 euros, font de cet ouvrage une lecture indispensable. »

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  1. […] également l’avis à plusieurs mains de K.BD […]

  2. […] : – Age de Bronze, L’ (Eric Shanower), 2004 – Bluesman (Rob Vollmar / Pablo Callejo), 2004 – Capote in Kansas (Ande Parks […]

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