30joursdenuit

♦ Par les auteurs de Criminal Macabre et de Lust
♦ Adapté au cinéma par David Slade sous le titre éponyme ♦
♦ Nominations aux Eisner Awards (2005) : meilleure mini-série, meilleur auteur (Steve Niles), meilleur peintre/artiste multimédia (Ben Templesmith) ♦
 
 
Livr0ns-n0us : «  30 jours de nuit s’impose comme un comics horrifique incontournable. »
Champi : « Si, depuis plusieurs décennies maintenant, le mythe du vampire a pris un coup de jeune sur de multiples supports et à de multiples époques, 30 jours de nuit fait partie des plus grandes réussites. »
Yvan : « Un comics d’ambiance au graphisme atypique et au rythme soutenu, dont l’adaptation cinématographique vaut également le détour. »
Mitchul (à propos de l’adaptation cinématographique) : « Un film au rythme soutenu, sans surenchère d’effets spectaculaires. »
 

Imaginez. Vous êtes à Barrow, Alaska, le point le plus septentrional des États-Unis. Dernière cité humaine avant l’immensité blanche, le désert glacé. Et ce soir, plus que tous les autres, vous êtes nerveux puisque la nuit polaire est sur le point de vous plonger dans le noir pendant 30 jours consécutifs. 30 jours, 720 heures, 43 200 minutes, 2 592 000 secondes sans voir le soleil. Si la perspective de passer tout ce temps dans l’obscurité vous déplaît déjà, attendez donc de rencontrer Marlow, vampire de son état… qui a convié tous ses amis pour une longue nuit de festin.

On ne pouvait décemment pas parler de monstres sur K.BD sans aborder le mythe du vampire ! Et quels vampires… « Sans état d’âme, cruels et joueurs, mus par leur faim dévorante et rongés par leur malédiction » (Champi), les vampires « n’ont ici rien de romantique, ni de séduisant » souligne Mitchul. Personnellement, je vous recommande « [d’]oublier les vampires qui brillent et les histoires d’amour mélancoliques » : Steve Niles et Ben Templesmith ne sont pas ici pour faire dans la dentelle…

Chez K.BD, 30 jours de nuit nous a tous fait frissonner, que l’on parle du comics ou de l’adaptation cinématographique. Nous sommes nombreux à nous accorder sur la difficulté de faire quelque chose d’original sur un thème aussi vu et revu ; Steve Niles évite pourtant allègrement cet écueil grâce à un « postulat de départ […] extrêmement efficace » (Yvan) ainsi qu’une grande maîtrise du temps du récit qui transforme selon moi « ce sombre épisode en un véritable récit à suspense ». Champi qualifie quant à lui cette histoire de « dense, courte, très rythmée », tandis qu’Yvan a apprécié le « rythme endiablé […] d’un one-shot sans longueurs ».

Mais si cette histoire nous a tant plu, c’est également grâce à la qualité des graphismes de Ben Templesmith, qu’on ne présente plus ici. Le jeune australien « frappe à nouveau très fort dans cet album » (Yvan) et nous livre 81 planches d’une force brute et « d’une énergie noire dont il est difficile de détacher le regard » (moi, je). En mélangeant, comme à son habitude, peinture, photographie, dessin, encre et numérique (« un éclectisme qui n’est pas sans rappeler le génial Dave McKean » souligne Champi), Ben Templesmith offre à 30 jours de nuit une ambiance glauque et agitée à souhait, qui n’a pas fini de nous secouer. Distordu, déformé, flouté, son trait permet à l’imagination de prendre le relais lors de certaines scènes pourtant sans équivoque. Aux paysages sales et délavés s’opposent alors les explosions rougeoyantes de violence qui nous plongent dans un mélange d’angoisse et de fascination : « l’horreur prend corps à chaque coin de case » (Champi), « [Ben Templesmith met] l’horreur en scène avec grande maestria » (Yvan). Côté film, Mitchul  relève le travail sur « les décors et lumières [qui] apportent une dimension irréelle » et souligne le jeu de contraste entre « le rouge sang […] et le blanc neige ».

Nous avons donc tous été saisis par cette histoire oppressante rondement menée qui se suffit largement à elle-même selon les propos de ceux qui ont lu la suite ou non, à l’image de Champi qui, « face à une telle qualité, à une telle maîtrise scénaristique et graphique, […] ne peut que redouter d’être déçu par tout le reste. ». Finalement, Yvan résume bien notre avis à tous : « avec 30 jours de nuit, de Steve Niles et Ben Templesmith, l’amateur de gore peut se mettre à saliver. »

Livr0ns-n0us

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Une réponse "

  1. […] 30 jours de nuit (Steve Niles / Ben Templesmith), Delcourt, 2004 – American Vampire (Scott Snyder / Rafael […]

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