Légendes de la garde

L’heure est venue.
Du fond de mon sommeil, j’entends les voix de mes compagnons. Répondant à la missive de nos glorieux camarades Saxon, Lieam et Kenzie, nous venons des quatre coins du Territoire. Depuis notre départ, la pluie, le vent et la boue ne nous ont pas épargné, nous rappelant ainsi la rudesse de cet hiver 1152. L’hiver vient… et un traître se cache dans nos rangs.

Depuis des siècles et la fondation des Territoires, la paix règne sous l’auspice de notre matriarche. Mais aujourd’hui, c’est l’inquiétude. Arriverons-nous au complet ? Combien de nous tomberont ? Peu importe, nous serons toujours là. Si nous avons peur, nous ferons face. Si nous avons faim, nous ne nous arrêterons pas. Si nous mourrons, d’autres prendront notre place. Nous sommes des souris, nous sommes les membres de la Garde.

Notre créateur, David Petersen, avait griffonné ces quelques notes dans son cahier de lycéen, reprisent plus tard par Lunch l’archiviste dans son bendisitus chronicum : « les souris ont une civilisation bien à elles / trop petites pour aller avec les autres animaux ». Voici donc l’idée qui poussa notre peuple à partir à la conquête de ces territoires, à fonder des dizaines de villes, à conter le passé et à forger ses mythes. Parmi ces derniers, la fameuse hache noire dont notre dernier opus, se déroulant 40 ans avant cet automne, narre le retour de cette arme mythique et du guerrier qui la porte. Comme j’aime à le rappeler aux jeunes recrues lors des nuits sombres, ce récit donne une dimension historique à nos aventures, participant à leur réalisme.

Badelel, la chevaucheuse de canard, se plaît d’ailleurs à souligner que nos aventures s’inscrivent dans la grande lignée de l’heroic-fantasy. Pas de magie certes, mais une époque médiévale transposée avec succès dans notre monde, à quelques centimètres de hauteur. Ainsi, la dimension anthropomorphique, grand classique du média bande dessinée, donne au côté épique de nos aventures un sens tout à fait relatif. Si notre taille nous oblige à plus de prudence que vos glorieux barbares et autres chevaliers, nos adversaires, même s’ils ne se nomment pas dragon, troll ou loup-garou, n’en sont pas moins dangereux… et mortels. Ici, il y a du sang et des larmes, des morts et des survivants. Dans nos contrées, un coup d’épée ou de griffes font couler le sang des amis. Non, nos monstres à nous ne sont pas des chimères. Hiboux, furets ou serpents viennent de votre quotidien et n’en rendent pas moins louables nos exploits.

Vous auriez tord de nous sous-estimer. Peut-être qu’à l’image de Bidib, notre nouvelle apprentie, vous nous trouverez mignons. Avec nos yeux noirs, notre fourrure et nos petites pattes, nous ne ressemblons pas à ce fameux Mickey évoqué le soir à la veillée par les souris venues des contrées de l’Ouest. David Petersen nous a imaginé autrement, dans un esprit particulièrement réaliste et détaillé. Yvan le patrouilleur, aime retrouver cette ambiance « coin du feu » lors de ses bivouacs dans les recoins humides des Territoires. C’est vrai, notre compagnie apprécie particulièrement cet univers, à la fois pointilleux et riche, bénéficiant dans l’action d’une approche cinématographique et agrémenté d’un très beau travail de couleur.

Ainsi, reposant sur le contraste entre rudesse de l’histoire et légèreté d’un dessin jeunesse, nos aventures constituent une lecture passionnante pleine de légendes, d’aventures, d’amours, de trahisons. Elles se nourrissent de la grande histoire de la fantasy à tel point qu’un Jeu de rôle inspiré des Territoires est disponible. Si vous souhaitez nous rejoindre, n’hésitez plus !

Mais voici l’heure de reprendre notre route. Il ne nous reste que peu de temps avant d’arriver à Lockhaven, place forte de notre confrérie. J’ouvre les yeux. Je sens mes membres engourdis par le froid. A travers les racines de l’arbre qui nous servait de cachette, j’aperçois le brouillard et j’entends au loin les cris de mes compagnons. Des appels au secours. Cape sur les épaules, épée longue sur le dos, je pars à leur recherche en me rappelant notre devise.

Qu’importe l’ennemi, pourvu qu’on ait la cause !

David

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Une réponse "

  1. […] Je vous renvoie vers la fameuse synthèse de kbd (5 lecteurs). […]

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