city hunter

Nicky Laaaarson, Nicky Laaaarson… Une ombre fileeeeeeeee dans la nuit, c’est un assassin qui s’enfuiiiitt, et comme un démon il sourit… lalala la la la LA LA LA !!!!!

Bien le bonjour, messieurs z’et mesdames lecteurs de KBD ! En ce beau dimanche de novembre, Badelel, Lunch et moi-même sommes en pleine préparation de la soirée karaoké spéciale  « Club Dorothée » pour le nouvel an de KBD. Nous allons retrouver les vieux potes comme Olive et Tom toujours en forme, Ken qui survit encore à l’enfer, Les Chevaliers du zodiaque qui, pour l’occasion, viennent des quatre coins de l’univers. Mais l’un d’eux est particulièrement spécial. Vous le connaissez sans doute par son nom utilisé dans la version française célèbre pour ses doublages très… surprenants dira-t-on pour ne froisser ni les amateurs, ni les allergiques.

Oui, Nicky Larson « qui-ne-craint-personne » éveille forcément quelques vieux souvenirs parmi les trentenaires et plus. Mais, dans le monde de la bande dessinée japonaise, Ryo Saeba est un mythe. L’étalon de Shinjuku est l’un des deux membres actifs du duo City Hunter. Son métier, c’est nettoyeur, pas celui qui viendra réparer les dégâts d’une soirée chantante partie en vrille (la faute de Lunch encore).  Non, celui qu’on appelle en cas de besoin pour régler les soucis quand la police ne peut plus agir. City Hunter, c’est le bras armé dans l’ombre. Évoluant dans un arrondissement sensible de Tokyo, il y trouve un terrain de chasse idéal pour remplir ses contrats. Bref, c’est vous dire si le bonhomme est dangereux.

Mais voilà, Ryo Saeba a surtout un point faible : les femmes. Le qualifier d’obsédé sexuel est presque en-dessous de la réalité. Le sexe faible provoque chez lui une sorte de réaction érectile incontrôlable source inépuisable de gag pour Tsukasa Hôjô : le fameux Mokkori (non pas d’images, nous vous laisserons découvrir par vous-même). Mais City Hunter ne serait rien sans l’autre membre du duo : Kaori, la partenaire  garçon manqué – mais quand même bien roulée – qui entre tragiquement dans la vie de Ryo. Comme l’explique Lunch, elle est le pendant rabat-joie de son partenaire, n’hésitant jamais à utiliser son marteau – au moins aussi célèbre que celui de Thor – pour remettre son partenaire à sa place. Place qui est visiblement à l’intérieur même d’un mur. Sans commentaire.

En tant que lecteur masculin, on peut difficilement en vouloir à ce bon vieux Ryo car Tsukasa Hôjô est un maître dans l’art de dessiner les « belles formes ». Créateur également de la série Cat’s Eye, qui a connu son moment de gloire en France avant même Nicky Larson, il s’éloigne quelque peu des habitudes graphiques du manga hérité de Tezuka. Beaucoup plus réaliste (au sens franco-belge du terme), son dessin est fin et son découpage très dynamique. C’est vrai, les histoires sont souvent basées sur le même schéma : jolie femme en péril, tentative de séduction appuyée, marteau de Kaori, mise en péril de ses proches, sauvetages audacieux et héroïques, gag de fin, tout cela saupoudré de Mokkori. Mais voilà,  Tsukasa Hôjô, en grand mangaka, arrive à passionner son lecteur sur des dizaines et dizaines de chapitres malgré les petits défauts et parfois quelques lassitudes confessés par Lunch.  Il imbrique avec efficacité les moments d’actions fortes et la franche rigolade.

Voici donc tous les éléments qui permettent de comprendre un peu le personnage mais aussi l’intrigue des 32 volumes de cette série. Car tout repose sur la personnalité même du héros. D’un côté, il est dans l’intimité et les moments extrêmes ce samouraï au grand cœur toujours prêt à défendre les innocents et à protéger sa partenaire. De l’autre, en public, il est ce clown malicieux et dépravé.  Comme quoi, le personnage a bien toute sa place dans la thématique clownesque du mois. D’ailleurs à l’image du Cobra de Buichi Terasawa (1978-1984), Ryo Saeba ouvre la voie pour les générations suivantes aux personnages de clowns-nobles (on pense à Onizuka de GTO par exemple).

Que dire de plus ? Pour Badelel, c’est une série qui malgré les années n’a pas pris une ride. Pour Lunch, relire City Hunter est toujours un plaisir. Quant à moi, il représente tout simplement l’une des séries majeures de l’âge d’or du manga. Mais une question demeure, LA question que tout le monde se pose depuis les premiers épisodes de la série TV ou des premières lectures du manga à l’époque des « mauvaises » publications chez J’ai Lu. Une question universelle qui relit les peuples japonais, français, belge, américain et tous les lecteurs de bande dessinée dans le monde, celle que nous tentions de résoudre à l’époque de notre jeunesse devant les imbécilité de Jacky et sa bande : d’où sort le marteau de Kaori ?!

 

David

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