yaya

Février se termine et pour l’occasion je ponctue ce mois à thème : « Raconter le XX° siècle », orchestré par Bidib. Un mois court mais intense, riche en débat autour du sujet des BD historiques et surtout, chose rare dans nos sélections, avec deux albums non franco-belge : un manga, Zéro pour l’éternité et un global manhua, La balade de Yaya. Je vais vous parler de ce dernier, un album jeunesse écrit à plusieurs mains.

La balade de Yaya est donc l’œuvre de Jean-Marie Omont (au scénario) et Golo Zolo (au dessin). Une série en 9 tomes (8 parus à ce jour), publiée par les éditions Fei. Un éditeur qui met en avant, entre autre, la bande dessinée franco-chinoise, avec des titres comme Nankin, Juge Bao ou encore Opium. Notre duo d’auteurs s’est associé pour parler de la Chine de la fin des années 30 et ainsi nous faire balader entre les bombes par l’intermédiaire de notre petite Yaya !!

D’entrée de jeu, pour Livresse, « « La balade de Yaya » de Jean-Marie Omont et Golo Zhao est une petite pépite à mettre entre toutes les mains – les petites menottes comme les grosses paluches ! ». Je précise même que c’est : « Une œuvre historique et épique qui se destine à la section jeunesse (à partir de 8, 9 ans) mais pas seulement ! ».

En fait, nous avons entre les mains un global manhua (ou une bande dessinée franco-chinoise) qui se lit de gauche à droite. A ce sujet, un débat est survenu entre nous pour bien définir ce genre… Le dernier mot a été pour Bidib ! En tout cas, son format est souple et à l’italienne (de petite taille) si vous avez le tome original ; il est avec une couverture rigide et en grand format si vous avez l’intégrale. D’ailleurs, cela peux changer votre ressenti de lecture en fonction du gabarit… Avec l’album original, c’est trois ou quatre cases par pages et cela donne du rythme à la lecture. « L’histoire se dévore à toute vitesse, comme une friandise que l’on n’aurait pas la patience de laisser fondre sur la langue. » (Livresse). A contrario avec l’intégrale c’est un style plus lent qui contraste les ambiances, la tonalité en fonction des circonstances. « Il en ressort parfois du ton sur ton, pas toujours agréable à l’œil. Un détail peut-être dû à ma lecture de l’intégrale et ce format plus grand… » (OliV)

L’histoire se passe à Shangai, nous sommes en 1937. Les japonais envahissent le pays, des bombardements éclatent, la ville la plus peuplée de Chine est ravagée, c’est une guerre sino-japonaise que nous avons en toile de fond. Et pendant ce temps-là, une petite fille prénommée Yaya veut à tout prix passer une audition de piano. Pour cela elle va faire faux bond à ses parents, alors que ceux-ci envisagent de fuir pour se mettre à l’abri… Aux qualificatifs que l’on n’a pas manqué de lui trouver – « mélomane invétérée, obstinée, impulsive, on admire sa persévérance et son courage » (Livresse) – « écervelée mais néanmoins courageuse et déterminée » (Bidib) – le destin de notre novice Yaya va se croiser avec celui de Tuduo, un garçon des rues, talentueux acrobate, magnanime mais poursuivi par de crapuleux personnages… Ensemble, ils vont aborder un voyage non sans risque ! « C’est ainsi que commence la balade de Yaya… »

Le scénario proposé par les auteurs tourne autour d’un récit tragique, la guerre. Mais la force reconnue par toute notre équipe dans cette trame est de l’avoir ajustée pour un lectorat de petits et grands. « La balade de Yaya s’adresse surtout aux enfants, mais j’ai pris plaisir à le lire » (Bidib). « Le lecteur plonge très vite dans le vif du sujet et bien que le thème abordé soit la guerre, celui-ci est montré à travers les yeux d’enfants » (OliV). « Pourtant, malgré le contexte historique douloureux et l’infortune de la jeune Yaya, ce récit pétille et offre un moment de lecture savoureux » (Livresse).

Le seul bémol relevé est dans le caractère de l’héroïne, il est souligné par Bidib : « Yaya par son côté petite fille gâtée à qui on pardonne tout m’a quelque peu agacée […] ». Un défaut que l’on peut facilement pardonner tant il en ressort une trame ludique et presque éducative, spontanée. Ce côté naïf est charmant et offre une fraîcheur à la lecture qui n’est pas déplaisante, loin s’en faut.

De plus, tous les trois, nous nous sommes accordés sur le graphisme de Golo Zhao. Ainsi, les couleurs pastelles utilisées participent à la tendresse de l’histoire, pleine d’espoir. Il est à noter également un travail précieux sur l’ornement soigné et réaliste des différentes situations. « Les détails du graphisme sont d’une grande richesse, on s’égare dans les rues de Shanghai, nos yeux s’abreuvent de toutes les précisions des décors. » (Livresse) ; « La différence se fait dans les décors, minutieux mais aussi dans le travail de la couleur. » (OliV)

Vous l’avez compris, nous sommes en présence d’une série jeunesse qui a rapidement trouvé son public. Et vous, tout comme nous, en faites vous partie ??

(Livresse) : « Maniant l’humour à merveille, les auteurs racontent un récit sensible à la fois drôle et triste, dans lequel l’amitié a la part belle. »

(Bidib) : « Joli dessin, jolies couleurs, lecture fluide et rapide avec ce qu’il faut de rebondissement pour donner envie de lire la suite. »

(OliV) : « Ce premier tome introductif nous permet de découvrir une belle balade, qui sonne bien, avec l’envie d’accompagner Yaya dans sa quête. »

OliV'

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Une réponse "

  1. […] de chasse (Seiho Takizawa), Paquet, 2013 – 1945 (Keiko Ichiguchi), Kana, 2005 – Balade de Yaya, La (Jean-Marie Omont & Golo Zhao), Editions Fei, 2011 – Cat Shit One (Motofumi Kobayashi), […]

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