Un océan d'amour

Ah, l’été, l’été… Les vacances, le soleil, la plage, la mer, que dis-je, la mer, l’océan ! Un océan grand comme, comme, grand comme ça ! Et même un peu plus tant il semble déborder de déchets/de tempêtes/d’amour (rayer les mentions inutiles).

Un océan qui s’est toujours tenu en bordure des « deux individus diamétralement opposés mais animés d’un amour réciproque et d’une bienveillance à l’égard de l’autre que l’on perçoit dès le premier coup d’œil » (Mo’) dont nous allons suivre les aventures, mais qui aujourd’hui, après tant d’années, a décidé de se dresser entre eux.
Rassurez-vous toutefois : « Mis à rude épreuve, l’amour de ce modeste couple traversera les mers, les tempêtes et les marées, suscitera l’émoi et déchaînera les médias » (Livresse). Excusez du peu.

Il faut bien avouer qu’ils ne sont pas n’importe qui, les deux tourteaux/tourtereaux (rayez les mentions, blablabla) – des « personnages […] caricaturés mais infiniment attachants. » (Badelel) : lui, de hublots vêtus (au niveau oculaire en tout cas), brave chaque jour flots et tempête pour essayer de rapporter les modestes poissons que les bateaux-usines n’ont pas avalés. Elle, belle dans ses dentelles (c’est beau comme du Bruel !), lui crêpe les matins et sardine les midis pour être sûr de le voir rentrer bon pied, bon œil.

Mais pour cette fois l’œil se fait plutôt mauvais car « ce matin, c’est lui qui est pêché » ! (Livresse)
« La quête mouvementée d’une Pénélope des temps modernes partie rechercher son petit Ulysse de mari » (Champi) peut donc commencer, hérissée d’« événements qui se suivent tous de manière quasi-improbable, savamment dynamisés par l’humour succulent d’un Lupano très en forme » (Moka. Tiens, une nouvelle tête ! Coucou Moka !).

L’amour et le voyage ne suffisant pas – on est chez Wilfrid LUPANO ou on n’y est pas – l’histoire n’oublie pas « de pointer du doigt certaines dérives économiques et écologiques de la mondialisation » (Yvan), « sans jamais tomber dans la leçon de morale grâce à une grande sensibilité et une pointe d’humour omniprésent » (Livr0ns-n0us). Il est « bon de rappeler que notre planète mérite mieux que notre propension au déchet. » (Lunch)

L’aventure avec un grand tas (ah ah) de péripéties, de répliques et de boîtes de sardines peut donc commencer.

Et si la sardine à l’huile, c’est sans doute bien difficile (comme le dirait ce bon vieux Bobby), les images de l’eau c’est plus rigolo, surtout quand c’est Grégory PANACCIONE qui tient les pinceaux !
Toute l’équipe, déjà unanime sur l’histoire, comme vous avez pu le constater, saute de joie à l’unisson en ce qui concerne la forme : « la douceur amusée et la rondeur [des] illustrations permettent au lecteur d’investir les personnages » (Mo’). Mais douceur ne signifie pas fadeur : « le graphisme expressif et caricatural […] apporte drôlerie et légèreté à cette histoire touchante » (Livresse). Un « style naïf et très expressif », comme le résume Livr0ons-n0us.

« Libéré des contraignantes bulles – qui prennent tant de place dans les cases ! » (Champi), le dessinateur peut s’en donner à cœur joie : « certaines cases vous flanquent une bonne claque quand d’autres vous font rire grâce à un petit détail savoureux » (Moka).
Le souffle graphique va bien au-delà de chaque case et englobe tout l’album : « à l’aide d’un découpage millimétré qui n’hésite pas à utiliser les doubles pages, Grégory Panaccione insuffle énormément de rythme. » (Yvan).

Lunch quitte même l’intérieur de l’ouvrage pour aller musarder sur la couverture : « mention spéciale à la maquette du livre qui présente bien, pour peu qu’on aime les sardines à l’huile. »

Alors résumons : un presque tour du monde doublé d’une histoire d’amour et servi par un dessin magistral. Tout est dit ? Que nenni ! Pas une parole à l’horizon, mais Un océan d’amour n’en est pas silencieux pour autant : les vagues claquent, les mouettes (et quelles mouettes !) mouettent, les danses folkloriques s’exportent et les crêpes volent aux quatre vents.
Ne taxez pas ma prose d’incohérence avant d’avoir pris le large à bord de la Maria, non mais !

Ne nous reste plus qu’à retourner à quai entendre le chant de nos sirènes de la BD :

Badelel : « Sans un mot, les deux auteurs s’approprient une aventure où seules les images traduisent les peurs, les espoirs, les désillusions, les joies, les peines, les cauchemars et les souvenirs de ces deux personnages séparés par les flots. »

Champi : « Une ode à la simplicité et à la complicité conjugale par-delà le temps et les flots. »

Livresse : « Un océan d’amour est une histoire muette, fluide, d’un seul souffle. Étonnante et émouvante. »

Livr0ns-n0us : « Un sea-trip tendrement loufoque. »

Lunch : « Un chassé-croisé d’amour et d’eau fraîche. »

Mo’ : « De la fable écolo à la romance, en passant par le récit d’aventure, la parodie et la satire sociale, Un océan d’amour est à la croisée de plusieurs genres. Un ouvrage d’une grande richesse, drôle et sérieux à la fois. »

Moka : « On rit (jusqu’à la quatrième de couverture), on relit les pages avec délectation et on ouvrirait bien plus souvent des boîtes de sardines comme celle-ci. »

Yvan : « Une petite perle muette ! »

Champi

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  1. Mokamilla dit :

    La belle chronique collective sauvée des eaux ! Une BD qui compte beaucoup de lecteurs conquis et elle le vaut bien !

    (Et ravie d’avoir rejoint la team !)

  2. Marion dit :

    Un titre que j’avais beaucoup aimé aussi ! Un de mes grosses découvertes de l’année !

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