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Angoulême, ce n’est pas seulement le festival officiel. En marge de la programmation du FIBD, on retrouve chaque année des événements qui investissent les lieux clefs de la cité : expositions à l’Hôtel du Département, Festival de la BD Chrétienne, le FOFF (festival de la micro-édition) ou encore la traditionnelle expo de La Cerise.

La petite tour Marguerite de Vallois de l’Hôtel de Ville d’Angoulême pourrait être rebaptisée la « Tour des Éditions de la Cerise », tant elle est (quasiment) chaque année l’enceinte d’accueil privilégiée par l’éditeur bordelais.
Pour ce festival 2015, l’exposition était consacrée à l’auteur chinois Li Zhiwu, exceptionnellement présent sur l’événement, et à son œuvre Au Pays du Cerf blanc, adaptation du roman de Chen Zhongshi.

La venue de Li Zhiwu a été l’occasion de repenser l’exposition pour une meilleure adaptabilité au lieu.
Chaque visiteur pouvait donc à loisir monter et descendre l’étroit escalier à vis et ainsi visiter l’étage où étaient exposées les planches originales de l’auteur, qu’il avait lui-même apportées dans ses bagages – il aura donc fallu tout encadrer la veille de l’ouverture ! – et se faire dédicacer le livre en redescendant.
Aussi étonnant que ça puisse paraître, la vision de ces dessins était tout autant une découverte pour nous que pour l’éditeur, qui n’a jusqu’alors travaillé qu’à l’aide de scans haute définition. La distance avec la Chine est grande, ceci expliquant cela, mais Guillaume Trouillard (Le Big Boss des Éditions de la Cerise) disposait d’un relai sur place en l’espèce d’un émissaire précieux.

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Il aura fallu 4 ans de travail éditorial pour aboutir à cette publication, avec au passage un livre de meilleure qualité que la version chinoise : un papier plus épais (l’édition originale est de piètre qualité) et des cases non censurées (vous imaginez bien), notamment un portrait de nu (bien qu’il n’ait rien de choquant en soi) qui est tronqué en Chine. Étonnante aussi cette illustration montrant un bâtiment à peine silhouetté, dans l’esprit « d’alléger le dessin » il est vrai très chargé de l’auteur, mais qui marque tout de même ici par ce vide. Ce souhait de l’auteur n’avait pas été retenu par l’éditeur chinois, Li Zhiwu avait donc reconstitué le décor de ce bâtiment à l’informatique. La version française restitue ici l’œuvre et le dessein originel.

Une belle exposition que ces planches, réalisées à l’encre de chine évidemment !

Lunch

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